“Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage ? Dit cet animal plein de rage : Tu seras châtié de ta témérité”.

C’est vrai, cela m’avait échappé : ainsi commence la fable « Le Loup et l’Agneau » de La Fontaine, philosophe et fabuliste qui parvient à réfléchir et à nous faire réfléchir sur le pouvoir et les structures abusives, dans le mouvement de l’histoire.

Laurence Devillairs commente ainsi la suite de la fable : « C’est ainsi que fonctionne le pouvoir : il dogmatise, généralise, vous prête des intentions, sait mieux que vous qui vous êtes. Il utilise le langage du droit, parle de la réalité alors même qu’il est en train de la nier. La Fontaine décrit par anticipation tous les faux procès, les prétendues décisions collégiales qui transforment la violence du pouvoir en œuvre de justice. »

Elle précise que l’on a pu opposer à cela les éléments de langage tout faits de la psychologie positive. Or, c’est « le pouvoir qu’il convient de réformer ».

Elle témoigne et prend la pleine mesure de ce que nous devons analyser, comprendre et travailler. Nous ne devons pas permettre cela. Je ne veux pas que cela arrive à d’autres.

Laurence Devillairs, Vengeance. Le droit de ne pas pardonner, Stock, p. 97. C’est nous qui soulignons.

Suivant
Suivant

Je lis Laurence Devillairs,