Le Liseron

Les petites choses, toutes petites, menues, ténues, nous proposent un chemin.

Ce matin, c’est une herbe fine, une pousse encore tendre, qui tirait le tissu de mon vêtement avec insistance. Je buvais mon café sur un seuil chaud ; elle me disait : « Regarde ! »

Un liseron avait pris soin de l’enlacer de ses courbes. Les deux ensemble formaient une de ces colonnes que l’on aperçoit dans les contes de fées. Je voyais en miniature une forêt magique se déployer, celle qui pousse tout autour du château endormi de la Belle au bois dormant.

Ce sont des ronces et des arceaux de verdure, des épines et des fleurs, un lit à baldaquin aux colonnades tressées et verdoyantes.

Et je pars sur les ailes de cette herbe fine et de ce liseron, vers le royaume que nous pensons, peut-être à tort, à jamais perdu.

Le domaine mystérieux doit bien se cacher.

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La pomme de pin